Alfred Dreyfus citoyen: de la réhabilitation à la Grande Guerre, de Georges Joumas | Gregoire de Tours

Alfred Dreyfus est bien promu commandant après sa réhabilitation mais ces années de bagne ne comptent pas dans sa carrière militaire. Quelques mois après le gouvernement Sarrien est remplacé par le gouvernement Clemenceau, toutefois Georges Clemenceau s’était opposé à la tactique suivie en 1899 par les avocats de Dreyfus aussi il ne fait rien pour faire intégrer les mois passés […]

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G. Avril de Sainte-Croix et Saint-Nazaire : la barbarie boche plutôt que la prostitution ? | En Envor

G. Avril de Sainte-Croix est un personnage aussi fantasque que fondamental pour qui s’intéresse au mouvement féministe, figure emblématique de la IIIe République mais aujourd’hui complètement oubliée. Née en 1855 en Suisse, près de Genève, mais passant l’essentiel de sa mondaine vie à Paris, cette présidente du Conseil national des Femmes française n’a selon toute vraisemblance jamais mis les pieds […]

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8-9 janvier 1918 | La 1ère Guerre vue de Paris

Pas un quart d’heure hier pour perpétrer mon pensum. Je reçois de Londres une lettre privée qui modifie considérablement l’impression qu’on a tirée du discours de Lloyd George. Voici : Une dépêche Reuter de ce matin (7 janvier) dit que la presse française accueille à l’unanimité la déclaration britannique et qu’elle est émue de ce que Lloyd George s’est tourné vers Albert Thomas et […]

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3 janvier 1918 | La 1ère Guerre vue de Paris

Dear old man, Le pensum ne sera pas long aujourd’hui car je t’ai distillé la quintessence de mon savoir tout à l’heure. J’ai vu du reste que tu étais aussi bien sinon mieux informé que moi sur les différentes questions dont nous avons parlé. Pourvu que Clemenceau n’ait pas mis dans ses plans de nous coller Lutaud à la Seine ou dans quelque haute […]

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2 janvier 1918 | La 1ère Guerre vue de Paris

Mon cher Pierre, Koechlin est venu me parler du Maroc. Tu te rappelles que je lui avais écrit à ce sujet. Il ne croit pas que les prélèvements faits sur les troupes du Maroc l’aient été, du moins jusqu’ici, avec l’intention de pousser Lyautey dehors. Clemenceau, qui est au plus mal avec le général, ne pousserait cependant pas sa vindicte personnelle jusqu’à compromettre […]

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1er janvier 1918 | La 1ère Guerre vue de Paris

Mon cher Pierre, Je te fais grâce de toute considération sur ce quatrième jour de l’an qu’aura vu la guerre. Sera-ce le dernier, ou l’aube de 1919 se lèvera-t-elle encore sur des hécatombes, c’est le secret de l’avenir et je reviens au présent, car, pour nous, le 1er janvier ressemble comme un frère au 31 décembre ou au 2 janvier. Tu […]

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31 décembre 1917 | La 1ère Guerre vue de Paris

Mon cher Pierre, Les milieux marocains sont fort agités et on le comprend. Le gouvernement voudrait retirer du Maroc la plus grande partie des troupes qui y sont. Déjà, six bataillons auraient été rappelés et l’exode devrait continuer. Lyautey demeure très inquiet de ces velléités métropolitaines. Il prétend que le Maroc ainsi abandonné serait à la merci de la moindre insurrection. On […]

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29 décembre 1917 | La 1ère Guerre vue de Paris

Je suis arrivé sur tes talons tout à l’heure, mon vieux Pierre, désolé de t’avoir manqué à cause d’une réunion de Jaffa. Le discours de Clemenceau a fait grand effet hier. On a eu l’impression que, s’il parlait, ce n’était pas pour nous placer de belles phrases mais bien pour faire de la besogne. La Chambre presque entière lui a donné raison. Il […]

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22 décembre 1917 | La 1ère Guerre vue de Paris

On vient de sonner l’alerte, tout est éteint, mais Pervenche n’a pas voulu descendre à la cave, elle craint d’y prendre froid. Je t’écris donc du coin du feu habituel. J’espère que mon papier ne sera pas interrompu par quelque bombe de Gotha en balade. Pauvre maison, elle n’est ni haute ni solide, le moindre projectile gros comme une noix […]

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23 décembre 1917 | La 1ère Guerre vue de Paris

Autour de l’affaire d’hier, quelques mots de Clemenceau chez qui le vieil homme reparaît toujours. Plusieurs députés le questionnaient sur la juridiction à laquelle serait déféré Caillaux : « Oh ! vous savez, dit-il avec ce ton bref qu’on lui connaît, c’est encore le Conseil de guerre que je préfère, mais si c’est la Haute Cour que l’on décide, dites-vous bien qu’il est plus facile […]

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