8-9 janvier 1918 | La 1ère Guerre vue de Paris

Pas un quart d’heure hier pour perpétrer mon pensum. Je reçois de Londres une lettre privée qui modifie considérablement l’impression qu’on a tirée du discours de Lloyd George. Voici : Une dépêche Reuter de ce matin (7 janvier) dit que la presse française accueille à l’unanimité la déclaration britannique et qu’elle est émue de ce que Lloyd George s’est tourné vers Albert Thomas et […]

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4 janvier 1918 | La 1ère Guerre vue de Paris

Je t’ai parlé hier d’une lettre de Londres, je vais t’en donner quelques extraits. Après avoir dit que l’année finissait pour les Anglais sur un désappointement car tout en désirant la paix ils ne sont pas pacifistes, après m’avoir dépeint les difficultés inquiétantes du ravitaillement, les longues queues dans le froid et la boue souvent pour ne rien obtenir, il […]

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28 décembre 1917 | La 1ère Guerre vue de Paris

Mon cher Pierre, Tu as lu la réponse des Empires centraux. Elle est très grave. Les Allemands font là un pas sérieux en avant. C’est du moins l’impression que j’en ai retiré quand j’ai pu la relire le soir un peu tranquillement. Sont-ils sincères ? Évidemment c’est douteux, mais ils veulent en tout cas mettre les Alliés dans la position […]

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23 décembre 1917 | La 1ère Guerre vue de Paris

Autour de l’affaire d’hier, quelques mots de Clemenceau chez qui le vieil homme reparaît toujours. Plusieurs députés le questionnaient sur la juridiction à laquelle serait déféré Caillaux : « Oh ! vous savez, dit-il avec ce ton bref qu’on lui connaît, c’est encore le Conseil de guerre que je préfère, mais si c’est la Haute Cour que l’on décide, dites-vous bien qu’il est plus facile […]

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26-27 décembre 1917 | La 1ère Guerre vue de Paris

Mon vieux Pierre. Je n’ai pas eu une minute hier pour mon pensum. J’ai cependant vu beaucoup de monde mais n’ai rien entendu de fameusement intéressant. Défilé de quémandeurs, écrivains dont la conversation ne méritait guère d’être retenue. Le soir le dîner fut assez agréable, dix-huit personnes, par conséquent on pouvait respirer à l’aise. Le bon Bourdeau était là. Nous avons […]

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